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Identitovigilance : un enjeu majeur de sécurité pour les établissements de santé

L’identitovigilance est devenue, en quelques années, un pilier de la sécurité des soins en France, au même titre que la gestion du risque infectieux ou la pharmacovigilance. Derrière ce terme parfois perçu comme “technique”, il y a une réalité très concrète : garantir que chaque patient reçoive le bon soin, au bon moment, avec les bonnes données.

Qu’est-ce que l’identitovigilance ?

Le Ministère de la Santé définit l’identitovigilance comme l’ensemble des mesures mises en œuvre pour fiabiliser l’identification de l’usager à toutes les étapes de sa prise en charge, afin de sécuriser ses données de santé. Il s’agit donc d’un dispositif organisationnel, humain et technique qui accompagne le patient depuis sa première prise de contact (admission, préadmission, consultation) jusqu’à sa sortie. [source ARS]

En pratique, l’identitovigilance vise à ce que tous les professionnels de santé identifient un usager de la même manière et partagent les mêmes données d’identité. Cette cohérence est indispensable pour éviter les erreurs de dossiers, les examens réalisés pour le mauvais patient ou la transmission d’informations à une mauvaise personne.

Pourquoi l’identitovigilance est-elle devenue incontournable ?

Les événements indésirables liés à une erreur d’identification ne sont pas rares : retard de prise en charge, erreur de diagnostic, erreur de thérapie, échange d’informations erronées… En France, les autorités sanitaires considèrent encore ces erreurs comme trop fréquentes, avec des conséquences parfois graves pour les patients comme pour les professionnels. [Source sante.gouv]

L’Agence du Numérique en Santé rappelle que l’Identité Nationale de Santé (INS) a été créée pour fiabiliser l’identification numérique de chaque usager, lutter contre les erreurs d’identité et sécuriser l’échange et le partage des données de santé. L’INS s’inscrit donc au cœur des démarches d’identitovigilance, en apportant un identifiant unique et partagé par l’ensemble des acteurs impliqués. [Source esante]

À l’échelle d’un hôpital, l’identitovigilance contribue à :

   • Réduire les risques d’erreurs de soins liées à une confusion d’identité.
   • Améliorer la fiabilité des données dans les logiciels métiers (SIH, DPI, RIS, LIS, etc.).
   • Faciliter la coordination entre services et entre professionnels.

 

Vidéo sur l'identitovigilance (Publié par une structure de soins approuvée par le Ministère de la Santé et de la Prévention de France)

Le Référentiel National d’Identitovigilance (RNIV) : le cadre de référence

Pour homogénéiser les pratiques, un Référentiel National d’Identitovigilance (RNIV) a été défini par les pouvoirs publics, en lien avec les acteurs du terrain. Ce référentiel fixe un niveau minimal de sécurité pour l’identification des usagers et remplace les anciennes chartes et référentiels régionaux.

Le RNIV précise notamment :

  • Les principes communs applicables à tous les secteurs (sanitaire, médico-social, ville).

  • Les rôles des acteurs (référent identitovigilance, direction, équipes soignantes, admissions…).

  • Les exigences liées à la création d’identité, à la recherche d’antériorité, à la modification d’identité.

  • La gestion des anomalies (doublons, collisions, homonymies, cas complexes).

Une nouvelle version du RNIV, prenant en compte les évolutions de l’INS et les retours d’expérience de terrain, a d’ailleurs été publiée après l’arrêté du 12 décembre 2024. L’enjeu est clair : donner aux établissements un cadre opérationnel pour sécuriser l’identification à chaque étape du parcours patient. [Source : segurnumerique.sante-idf]

INS et identitovigilance : un duo indissociable

L’Identité Nationale de Santé (INS) est la pierre angulaire de l’identification numérique des usagers. Depuis le 1er janvier 2021, chaque usager dispose d’une INS qui doit être utilisée et partagée par l’ensemble des professionnels qui le prennent en charge.

Selon l’Agence du Numérique en Santé, l’utilisation de l’INS permet de :

  • Fiabiliser l’identification dans les systèmes d’information de santé.

  • Réduire les événements indésirables liés à des erreurs d’identité.

  • Faciliter l’échange et le partage des données entre acteurs.

Le recours à l’INS ne suffit toutefois pas à lui seul : il doit s’accompagner de procédures d’identitovigilance robustes (recueil d’identité, contrôles systématiques, gestion documentaire, audits de pratiques…). [Source simango]

Le rôle clé des bracelets d’identification dans l’identitovigilance

Au-delà du volet numérique, l’identitovigilance s’appuie sur des moyens concrets pour sécuriser l’identification “au lit du patient”. Le RNIV mentionne explicitement les solutions d’identification primaire et secondaire, parmi lesquelles les bracelets d’identification, la photographie ou le contrôle de cohérence avant un acte de soin.

Les bracelets patients jouent un rôle central pour :

  • Assurer une vérification immédiate de l’identité au moment des soins (administration de médicaments, examens, interventions).

  • Limiter les risques de confusion entre patients, notamment en hospitalisation, en bloc opératoire ou en imagerie.

  • Contribuer à la traçabilité grâce à l’intégration de codes-barres ou de datamatrix.

Les recommandations insistent également sur la nécessité d’une vérification systématique des données d’identité (nom, prénom, date de naissance, etc.) à chaque étape, ce que le bracelet rend plus simple et plus visible pour les équipes.

 

Mettre en œuvre une politique d’identitovigilance dans un établissement

Le RNIV décrit l’identitovigilance comme une organisation structurée, portée par la direction et animée par un référent ou une cellule dédiée. Parmi les missions clés, on retrouve :

  • L’élaboration de documents de bonnes pratiques pour l’identification des usagers.

  • La formation et la sensibilisation des professionnels à l’importance de la bonne identification.

  • La réalisation d’audits de connaissances et de pratiques.

  • Le traitement des anomalies d’identité (doublons, collisions, cas complexes).

Les Agences Régionales de Santé, comme l’ARS Paca, rappellent que l’objectif ultime est d’assurer “le bon soin au bon usager, avec les bonnes données médicales”. Cela suppose de travailler sur la culture de sécurité, de standardiser les procédures et de s’appuyer sur des outils adaptés, du système d’information jusqu’aux supports matériels comme les bracelets. [Source paca.ars.sante]

Types de bracelets (liste non exhaustive)

Former et accompagner les équipes : un levier décisif

Plusieurs organismes de formation soulignent que l’identitovigilance ne peut réussir sans une appropriation réelle par les professionnels de terrain. La formation permet de rappeler les bons réflexes (vérification systématique, contrôle croisé, vigilance face aux homonymies) et d’expliquer le sens des outils mis à disposition (INS, logiciels, bracelets…).

Les bonnes pratiques incluent notamment : [Source esante.gouv]

  • La vérification de l’identité à chaque étape clé du parcours.

  • La remontée des incidents ou quasi-incidents d’identification.

  • L’utilisation rigoureuse des supports d’identification primaire et secondaire.

Ressources officielles et documentation utile


Ministère de la Santé – Dossier “Identitovigilance”

Identitovigilance – Ministère de la Santé

Référentiel National d’Identitovigilance (RNIV) – Principes communs (PDF)
:
Référentiel National d’Identitovigilance

Volet “établissements de santé” du RNIV et ressources INS – Agence du Numérique en Santé :
Identité Nationale de Santé (INS) et RNIV

ARS Paca – Article pédagogique sur l’identitovigilance :
L’identitovigilance, pour garantir la qualité et la sécurité des prises en charge

Contenu de formation et de sensibilisation à l’identitovigilance :
L’identitovigilance – Simango

Comment (1)

  1. Qualification INS : nettoyer votre base patients pour le Ségur - Ad'valorem : éditeur de logiciels hospitaliers

    says janvier 16, 2026 at 11h53

    […] Pour ne pas subir le calendrier Ségur, le nettoyage doit être traité comme un projet à part entière, piloté par la cellule d’identitovigilance. […]

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